Indinila Solidarité Enfants

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34400 Saint just

 

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Parmi les nombreuses actions et initiatives auprès des familles, voici quelques exemples :

 

STAGE WENLIDO, self défense pour les femmes

4 et 5 Février 2017

 

Au regard des violences faites aux femmes en Inde, nous avons pensé qu'il était utile de proposer ce stage de self défense à nos filleules qui sont très exposées, puisqu'elles vivent seules avec leurs enfants.

 

Sumathi réunit les filleules pour leur expliquer en quoi consiste ce stage

 

48 filleules sont intéressées mais pour ce premier stage nous n'en retenons que 16 (groupe de 16 maximum). Le stage dure deux jours 9h par jour.

 

 

Arrivées le vendredi soir, les 2 instructrices accueillent, dans les locaux de l'association, les 16 femmes qui sont venues, enthousiastes, participer à ce stage.

 

Débats, rires, cris, mais aussi moments émotionnels forts, ont coloré ces 2 jours.

Pour faire face a une agression, elles ont appris d'une part à donner des coups de pied et des coups de poings, mais aussi à prendre conscience de leur propre force notamment en cassant des briques avec la main !

 

 « ce stage nous a donné confiance en nous, seules nous aurons moins peur, nous avons appris à nous défendre, cela va beaucoup nous aider dans notre vie. Nous nous sentons plus courageuses. Nous allons transmettre ces gestes à nos filles. Nous aimerions qu'une formation identique leur soit proposée. Nous remercions les instructrices et l'association d'avoir organisé ce stage et même les repas ».

 

Quant aux instructrices elles ont apprécié le groupe qui fut non seulement très participatif à toutes les mises en situation et tous les exercices proposés, mais aussi actif pour que les « à coté » soient agréables  pour toutes.

 

Elles remercient INDINILA, qui, précisent-elles, est : « une grande chance pour ces femmes ».

Merci particulièrement à Selvy, Sumathi et Viviane qui ont tout fait pour que ce stage se déroule et dans de bonnes conditions.

Merci également à Laurence et Hélène, qui ont soutenu financièrement ce projet

 

               Atelier      Bijoux fantaisie

 

Plusieurs filleules ont suivi un atelier de formation de création de bijoux.

L'objectif était d'apprendre à réaliser des bijoux principalement pour en faire une micro-activité.

 

 De 11h à 15h, seize filleules ont participé à cet atelier dans les locaux de l'association.

Elles ont financé en partie leur  formation, le reste a été payé grâce aux parrainages d’antenne.

 

Pendant ces 3 journées, les mamans ont appris à fabriquer des bracelets et colliers avec des perles de cristal et dorées.

Elles ont l’intention d’en créer, certaines pour leurs besoins personnels, et d’autres pour les revendre.

Elles ont appris les bases de création de bijoux, une façon de faire très novatrice pour ces femmes qui n'ont jamais eu la possibilité d'avoir accès à des activités artistiques.

 

Au final, elles  ont été très fières de leur création et ont fait preuve de créativité pour  fabriquer des bijoux complètement différents et innovants de ceux qui existent sur le marché. Certaines mamans vont en confectionner pour les vendre à Pondichéry.

 

                 Cours d'anglais

 

Les cours d'anglais  ont lieu à notre bureau, tous les dimanches de 10h à 12h .

Il s'agit pour les adolescents d'entretenir leur pratique de la langue anglaise et pour les plus jeunes, de les sensibiliser à l’anglais parlé.

 

Le public (garçons et filles) est  composé de 2 groupes. Un groupe de 12 adolescents entre 13 et 18 ans et un deuxième groupe de 10 enfants plus jeunes entre 7 et 12 ans.

Au total ce sont 22 enfants qui ont participé assez  régulièrement à ces cours.

En avril, les mamans ont souhaité que leurs enfants se concentrent sur leurs examens annuels et donc aucun cours n’a eu lieu à cette période. Les cours ont repris en mai.

 

Les cours continuent pendant les vacances scolaires.

 

                            Dons

Certaines choses sont très usuelles chez nous mais sont rares en Inde dans les familles les plus pauvres. Une armoire qui ferme à clé, deux chaises, une lunchbox ou encore des vêtements pour les petites filles. Tout au long de ces années différents dons ont été attribués. Quelques exemples en photos.

              Meeting des enfants

 

Cathy, une de nos  marraines, a animé des ateliers d'écoute, d'expression et de création avec les enfants. Ces ateliers se sont déroulés sur 2 après-midis.

 

Les participants, adultes et enfants, ont été enthousiasmés par ces moments de partage.

Les enfants ont encore montré leurs capacités artistiques, sous l'œil attentif et fier des mamans.

 

A la fin de la séance, un repas a été servi et nous avons distribué aux familles pas moins de 10 kilos de feutres, crayons, stylos offerts par les élèves d'une école primaire de Mauguio (34).

             Voyage avec les familles

 

 

Nous avons offert à nos familles un voyage à Mahaballipuram, ville très importante pour les tous les Indiens.

Le site historique, classé au Patrimoine mondial de l 'Unesco, est constitué par des temples et des grottes sculptées de hauts reliefs traitant des mythes de l'hindouisme. C'est aussi lieu touristique avec des plages de sable. 

La plupart de nos familles (130 personnes) ont participé à cette sortie  en car.

Musique et danse pendant le trajet en car, solennité du recueillement dans les enceintes sacrées et  joie de la baignade, ont agrémenté cette magnifique  journée, pleine de rires et de bonheur partagés.

 

 

       Témoignage de Jacques Blancher

Peintre  originaire de Bretagne, il fait sa première exposition à Rennes. Il a voyagé dans le monde entier, et surtout en Afrique. Il est membre de l’Association Internationale des Arts Plastiques auprès de l’Unesco.                                                                    

 

 J’ai accompagné Christine Guli, la responsable d’antenne de "Indinila Solidarité Enfants" dans les visites qu’elle effectue pour suivre les aides que l’association apporte aux femmes seules et abandonnées. Les associations caritatives de ce type sont d’un grand secours pour ces défavorisés  de "l’extrême" pauvreté, n’y voyez aucune emphase dans ce dernier terme, je n’en vois pas d’autre.

 

Tout au long de ces visites, je fus dans l’émotion. La dignité de ces femmes, qui nous accueillaient, était en totale opposition avec leur lieu d’habitat, celui-ci étant pour la plupart constitué de branchage tressé, avec un toit de branches de palme. L’intérieur étant d’une propreté toujours exemplaire, bien que le sol soit de terre battue ou à la rigueur d’une mince couche de ciment. Un bébé dormant dans un sari suspendu, un coin-cuisine obscur, avec le strict nécessaire pour préparer un frugal repas. Au sol, une natte qu’on étale le soir pour dormir, voilà pour leur intérieur. L’extérieur, bien que balayé devant le pas de porte, est environné de déchets, ici pas de tout à l’égout, pas plus qu’ailleurs au demeurant.

 

 Chacune de ces femmes avait mis un beau sari et nous attentait sur le pas de leur porte, « pour celles qui en avaient ». Ce merveilleux sourire d’accueil qui illuminait leur visage, est ce qui m’a probablement le plus ému, car derrière celui-ci, se trouvait la réalité du quotidien, qui bien que grandement soulagé par le dévouement  de ces femmes et hommes de l’ONG, n’en reste pas moins présent. Ces femmes doivent assurer l’éducation de leurs enfants au détriment d’un dur labeur que nous ne pouvons imaginer, même pour nos plus défavorisés du monde occidental. Une femme abandonnée, veuve, ou fuyant un mari brutal (le mot n’est pas assez fort  pour ce qu’elle subissait) se retrouve dans le plus complet dénuement, rien absolument rien ne leur est apporté comme aide de l’état ou autre structure sociale. C’est donc, hors une aide caritative, pour certaines d’entre elles l’abandon de leurs enfants et bien souvent une déshérence dans les rues à mendier, certaines baissent les bras et se suicident ou se laisse mourir d’épuisement.

 

Voici ces femmes de dignité que j’ai rencontrées, l’une d’entre elles m’a tellement ému que je n’ai pu parler, même en écrivant ces lignes cela me reste présent. S’il y avait moins d’indifférence à ces détresses, que de vie nous pourrions soulager, il faut si peu, en cette Inde pour aider, c’est ce que fait Indinila Solidarité Enfants, qui avec ces visites, m’a permis une fois de plus de toucher la réelle pauvreté et pourtant dans mes voyages du même type, dieu sait si j’ai rencontré de la détresse.

 

Par contre,  j’ai vécu une lueur d’espoir avec leurs enfants, une cinquantaine, que nous avons réunis, pour une journée créative dimanche dernier. Nous avions lancé un projet de sensibilisation à leur environnement avec une première thématique dans cette lignée le métier de la pêche. Ce fût une totale réussite où la joie et la concentration de ces jeunes enfants furent au rendez-vous. Nous les avions amenés dans un village de pêcheurs pour qu’ils puissent dialoguer avec eux. Ces hommes rudes par leur métier et non préparés à cette rencontre, se sont prêtés avec gentillesse et aussi efficacité à ces échanges. Imaginez cette jeunesse, au milieu de leurs embarcations colorées et des filets roulés en boule prêt pour la pêche du lendemain … que de l’émerveillement vécu. Ce fût une première pour tout le monde, les sourires étaient sur les visages. Dimanche prochain on finalise cette rencontre par la réalisation d’une grande fresque dans les locaux de Indinila Solidarité Enfants.

 

 Meeting avec les familles

 

L’atmosphère est joyeuse. Les familles arrivent et s’intègrent aux familles déjà présentes.

Les enfants chahutent et jouent entre eux. Les mamans échangent entre elles les nouvelles de leur quotidien. Puis, le moment venu, tout le monde s’installe (par terre, comme en Inde) pour la discussion du jour.

 

Christine  rappelle aux enfants, combien les parrains et les marraines en France, sont intéressés par leur scolarité, et l’avancement dans leurs études. Car, leur dit-elle « de votre assiduité dans les études, dépend votre avenir dans ce pays. Il ne s’agit pas pour vous de devenir absolument médecin, avocat, ou ingénieur, mais de faire un vrai métier qui vous plaise ».

Elle présente ensuite à l’assistance, Mariette et Simone, marraines suisses venues voir leurs filleules. Ces deux marraines, comme tous les parrains/marraines qui viennent à longueur d’année voir leurs filleules, sont accueillies avec beaucoup de ferveur par toutes les familles présentes.

 

Puis c’est au tour de Govinda, parrain lui aussi, de se présenter.

Pour commencer la réunion, nous posons aux enfants des questions concernant leur état de santé, aspect primordial, « car sans la santé, on ne peut pas aller à l’école, et si vous n’allez pas à l’école, alors plus tard, vous n’aurez pas de métier intéressant». Nous apprenons par les enfants eux-mêmes, qu’ils ont tous une visite médicale annuelle à l’école, et qu’ils sont tous vaccinés.

 

Il est cependant à regretter la faible participation gouvernementale sous forme de bourse scolaire, (scholarship), qui ne se monte qu’à 500 roupies/enfant/an (soit 7 euros/enfant/an). C’est pourquoi, notre antenne distribue une allocation de rentrée scolaire à tous les enfants.

La question suivante, posée aux enfants, concerne le repas du midi pris à l’école. Ce repas varie selon les enfants et les écoles. Dans la grande majorité des cas, il est préparé par la maman elle-même. Transporté dans une « lunch box », ce repas est  généralement constitué de riz avec « masala » (sauces diverses), et très légèrement accompagné de légumes, car, comme en Europe, les enfants de cet âge n’ont pas une grande appétence pour les légumes. Les enfants mangent avec les mains à la mode indienne.

Pour approfondir la question des effectifs dans les classes, nous interrogeons ensuite les enfants. Aucune règle ne se dégage. L’échantillon varie de 23 élèves à 66 élèves /classe, avec, bien sûr, un nombre d’élèves moins élevé dans les classes supérieures. Quant à la plage horaire des cours dispensés, elle est commune à tous, et va de 8h30 le matin à 16h l’après-midi, avec prolongement jusqu’à 20h pour certains enfants dont la maman dispose d’un budget suffisant pour leur permettre de suivre les cours du soir. Ce qui est cependant à déplorer, par les enfants eux-mêmes, c’est l’absence trop fréquente des professeurs.

 

Dans le secondaire, et comme en Occident, chaque matière enseignée a son professeur. Professeur de Tamoul, d’Anglais, de Mathématiques, de Physique/Chimie, d’Informatique, etc… Et le sport leur est obligatoire, en salle comme en plein air, certaines filles ayant, en plus, des cours de danse.

Il se dégage aussi une grande unanimité du comportement des enfants en rentrant de l’école. Tous disent faire d’abord leurs devoirs avant d’aller jouer. Les garçons jouent au foot et au cricket, et les filles lisent et dessinent. Ensuite, ils se rendent aux cours du soir, jusqu’à 19h ou 20h pour certains.

Abordant ensuite le problème du transport, nous notons qu’une grande majorité va et revient de l’école à pied, que certains ont un vélo, d’autres utilisent le bus, et  d’autres encore les rickshaws.

Pour faire s’exprimer les enfants sur leur ambition professionnelle lorsqu’ils seront grands, nous leur donnons la parole, en commençant par ceux qui sont en classe de troisième, pour finir par ceux en classe de terminale. Une observation nous surprend : il n’apparaît pas de métiers préférés des filles, et d’autres préférés des garçons. En particulier, beaucoup de filles souhaitent entrer dans la police ! Parmi les métiers attractifs, nous trouvons tour à tour : infirmier, policier, juriste, médecin, ingénieur en informatique, agent de banque, militaire, professeur d’Anglais, comptable, graphiste d’animation. Peu d’enfant n’ont pas encore d’idée sur leur futur métier.

Christine fait ensuite une intervention pour signifier que tous les enfants sans exception de la classe de seconde avaient réussi leur examen national, et que d’autre part, une majorité avait réussi leur baccalauréat.

Figures de proue de notre panel d’enfants : les jeunes ayant atteint l’enseignement supérieur, Ecole d’Infirmière, Ecole d’Informatique, Ecole d’Hôtellerie. Nous demandons à leurs cadets de prendre exemple sur eux, et de faire à leur tour un exemple de leur propre avenir.

 

Suit un intermède improvisé : Deux jeunes frères de 12 et 14 ans se lèvent pour nous faire apprécier la vingtaine de dessins qu’ils ont eux-mêmes produits, remarquables d’originalité et de perfection. Les 2 garçons reçoivent alors un tonnerre d’applaudissements.

Nous questionnons ensuite les garçons sur leur comportement vis-à-vis de l’aide apportée à leur maman dans les tâches ménagères. Et il apparaît que certains d’entre eux, sans égaler leurs sœurs dans cette activité, commencent à s’investir un peu, et  à aider leur maman en allant chercher de l’eau au puits, ou en allant faire les courses.

Pour terminer, Christine rappelle aux mamans qu’elles doivent régulièrement amener à l’antenne les factures, et les carnets de notes des enfants.

Tout le monde s’étant exprimé, nous réaménageons la salle pour permettre de terminer le meeting joyeusement par des spectacles.

Place d’abord à la danse. Deux garçons, puis deux filles nous font une démonstration de folk-danse de leur cru, et, lorsque Simone vient leur chanter un air d’opéra, la surprise et  l’étonnement gagnent l’assistance. Probablement que, dans les familles que nous aidons, ce type de chant leur était inconnu jusqu’à présent, si bien que les applaudissements ont été très nourris.

 

Avant de retourner chez elles, les familles sont invitées à déguster un délicieux poulet biryani. Toutes expriment leur joie d’avoir participé à ce meeting.

 

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